Daisy tambour
2017
Faire en sorte que les mots sonnent, chantent, rebondissent les uns sur les autres, emmenant avec eux des bribes de langage, des morceaux de phrases éparses, enchevêtrées (comme nos idées, nos réflexions et nos états d’âmes le sont), en mettant bout à bout nos incohérences et nos réalités décousues, nos restes de culture, nos certitudes d’un jour, nos bonheurs simples, nos doutes, nos peurs, pour un phrasé qui nous raconte et nous ressemble. Une architecture organique du désordre. Faire en sorte que les mots évoquent les sons et les rythmes, suggèrent les sens, dansent entre eux, racontent sans avoir à nous parler. Et dans le silence qui suit leurs frasques, en éboulement, les mots aplatis. Les uns sur les autres, au bout de la pente. Juste l’écho de leurs chutes, l’écho de leurs danses. Du silence. Enfin. Dans ce brouhaha où nous débattions. Pour que résonne en percussions les mots orchestrés, la musique. Pour qu’apparaissent, au travers des phrases désossées, la poésie, l’émotion, sans les mots qui vont avec. De l’air, du vent, de l’espace, du silence. Sans queue ni tête ? Peut-être. Mais bouger, retourner, secouer, mélanger, regarder, écouter. Résister donc. Transgresser. Recycler. Regardons sous les libellés ce qui s’y cache. Le surréalisme ne se trouve peut-être pas où l’on croit. Olivier Thomas
Olivier Thomas, raconteur d’histoires en biais, déglingueur de mots, recycleur de notes et ses deux complices investissent la scène pour un moment poétique, chanté, parlé, joué. Une perfusion de pur bonheur à mettre à portée de tous les publics. Risques de plaisir communicatif. L’amour, c’est… c’est… c’est compliqué. Daisy Tambour. Ça sonne comme un désir. Et comme un battement de cœur. Vous voyez ? Vous sentez ? Cette chose qu’on ne peut nommer et qui pourtant jaillit du-corps-de-la-pensée-de-la-voix-des-envies-des-rêves-des-angoisses-du-vide de tous les jours. Comment vivre ? À fond ? À moitié ? Sur le plan comptable, à moitié c’est plus rentable. Mais quand l’amour s’en mêle (s’emmêle ?)… Après Antifreeze solution (accueilli en 2013), Olivier Thomas, recycleur de petits riens et de lectures en biais, déploie sa petite musique singulière à portée universelle, détricote le sens et le non-sens avec la même gourmandise, entre fête champêtre et infinie poésie. Et la poésie, sur le plateau comme dans la vie, c’est un peu le sourire des minutes qui passent. Un orchestre de poche pour musique de chambre pas bien rangée…
Distribution
Avec : Catherine Delaunay (clarinettes, piano poche, conserve) / Laurent Rousseau (guitares, conserve) et Olivier Thomas (bidon, chant) Œil extérieur : Véronique Dumont et Vital Schraenen Création lumière : Vital SchraenenCréation vidéo : Nicolas MarchantCostume : Odile Dubucq
Production
Production : Rideau de Bruxelles / Tomas&co asblAvec l’aide du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service général de la création artistiqueSoutien et diffusion : La Charge du Rhinocéros