Théâtre DES DOMS

inaudible

ZOO

Depuis les débuts de ZOO, chaque création nous a amenés à inventer des procédés de création et d’improvisation visant à dépasser nos habitudes de mouvement. Je veux à tout prix garder l’improvisation sur scène, parce que c’est seulement de cette façon qu’on peut parvenir à la complexité qui se voit dans nos spectacles. Elle incite le corps à une autre présence, une autre concentration, que je trouve très belle à voir. Dans inaudible, il n’y a aucun pas qui est écrit ni qui a été déterminé d’avance. Bien sûr, il existe des contraintes de toutes sortes à commencer par celles imposées par la partition, mais le mouvement n’est fixé nulle part. Par ailleurs, on a beaucoup pratiqué l’improvisation selon le principe où plusieurs corps réagissent les uns aux autres pour créer un mouvement d’ensemble. Il y a des similitudes avec les essaims d’abeilles, les bancs de poissons ou les vols d’oiseaux, qui admettent des écarts aléatoires et variables, mais entretiennent toujours un seul et même mouvement organique

Hommage à l’interprétation, place à la jubilation de la danse. inaudible rend lisible par le corps et les gestes tout ce que nous ne percevons pas dans une partition. Signature du chorégraphe Thomas Hauert qui confronte sur scène interprétations chorégraphique et musicale dans une danse joyeusement décomplexée, inventive et osée. Dans sa recherche sur le mouvement, Thomas Hauert demeure fasciné par les relations fécondes entre danse et musique. Avec sa dernière pièce de groupe pour six danseurs inaudible (2016), Thomas Hauert prend comme point de départ la notion de l’ « interprétation ». Le chorégraphe utilise des pièces musicales existantes qu’il met en étroite relation avec des partitions chorégraphiques et improvisations structurées. Les danseurs se confrontent ici au Concerto en fa de George Gershwin et à Ludus de Morte Regis du compositeur contemporain Mauro Lanza. Toujours à la recherche de nouvelles approches en danse, le chorégraphe renverse le principe du « mickeymousing » afin de laisser le mouvement suivre la musique au plus près. En résulte une chorégraphie formidablement dense et détaillée, un captivant tissu mouvant qui semble donner une matérialité physique à l’expérience musicale.

Distribution

Concept et direction : Thomas HauertCréé et présenté par : Fabian Barba, Thomas Hauert, Liz Kinoshita/Federica Porello, Albert Quesada, Gabriel Schenker/Sarah Ludi, Mat VoorterMusiques : George Gershwin, Concerto en fa, Mauro Lanza, Ludus de Morte RegisCollage musical : Thomas HauertLumière : Bert Van DijckCostumes : Chevalier-MassonCollaboration informatique musicale : Martin Antiphon (Ircam)Son : Bart Celis

Production

Production ZOO/Thomas Hauert.Co-production Kunstenfestivaldesarts, Charleroi danse – Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, La Bâtie-Festival de Genève, PACT Zollverein, CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson, Ircam – Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique, Les Spectacles vivants – Centre Pompidou, Théâtre Sévelin 36, Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape – direction Yuval Pick.Soutien Fédération Wallonie-Bruxelles – Service de la danse, Pro Helvetia – Fondation suisse pour les arts, Loterie Nationale, Vlaamse Gemeenschapscommissie, Ein Kulturengagement des Lotterie-Fonds des Kantons Solothurn, Wallonie-Bruxelles International, Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse Studio Charleroi danse – La Raffinerie, Grand Studio, Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape – direction Yuval Pick.Remerciements à l’ensemble Les Cris de Paris – direction Geoffroy Jourdain – commanditaire en 2013 et interprète de la pièce Ludus de Morte Regis de Mauro Lanza, festival ManiFeste (Ircam – Centre Pompidou).