Ravie
La Paloma
2019
Où en êtes-vous de votre parcours artistique ?Au début d’une nouvelle aventure. Pour la première fois je m’attaque à une création pour le jeune public. Et en même temps, j’ai la sensation, avec ce projet, de pousser encore plus loin la recherche sur les éléments essentiels du travail de La Paloma. Bien sûr, il s’agit ici à nouveau d’un texte contemporain, mais l’écriture de Sandrine Roche correspond fortement au théâtre que j’essaie de porter depuis un certain temps. Avec sa langue et sa construction virtuose le texte appelle une forme spectaculaire centrée sur les acteurs, leur capacité d’invention et leur présence. Ce qu’ils sont et ce qu’ils jouent à être au présent et non pas des personnages. Je continue donc de tracer le même sillon tout en sautant dans l’inconnue de la relation d’un spectacle avec de jeunes gens.Résider aux Doms, pour trouver quoi ?Pour continuer à approfondir le jeu et le rapport au texte et faire les premiers essais de scénographie et de costumes. Mais aussi peut-être pour prendre de l’air, croiser de nouvelles personnes, sortir d’un certain confort.L’art au quotidien, c’est comment ?J’ai envie dire nécessaire mais pas facile. Une réponse de Normand. Plus sérieusement le théâtre est ma manière de m’exprimer ou du moins celle où je peux dire les choses les plus intimes au plus grand nombre, donc je ne peux m’en passer. Mais quelle lutte pour arriver à ce moment où un spectacle peut enfin s’adresser à un public et pour faire entendre que non nous ne sommes pas que des amuseurs publics. Mais en même temps quel plus beau combat que de défendre ces espaces d’échange que sont les théâtres.
Adaptation très libre de « La chèvre de Monsieur Seguin » d’Alphonse Daudet.Fable où s’opposent enfermement et liberté, sécurité et danger.Une nuit, en cachette, Blanquette est emmenée chez Seguin. Elle découvre une maison, un enclos, une étable, un Seguin ultra protecteur, et un chœur de six chèvres fantômes qui viennent la visiter pour lui raconter des histoires. Blanquette est prise entre le quotidien ronronnant de son maître, son amour solaire débordant et les aventures nocturnes très crues, contées par ses aînées. Ce loup si beau, cette montagne si belle, est-ce qu’on ne pourrait pas y goûter un peu ? Est-ce aussi dangereux qu’on le dit ? Et rester enfermée, est-ce que ça ne peut pas tuer ?« On ne peut pas passer toute sa vie à avoir peur » crie Blanquette à Seguin. La Montagne s’impose. Tout n’est plus que joie, enthousiasme, éblouissement. L’aventure commence…
Distribution
Jeu : Rachel Ceysson, Francesco Italiano, Chloé LasneMise en scène : Thomas FourneauCollaboration à la mise en scène : Marion DuquenneScénographie : Fanny LavergneLumières : Neills Doucet